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Michelin en Chine

Bruno de Féraudy, Directeur Michelin Chine, a été interrogé par Georges Clavier, journaliste
5 questions clés qui vous permettront de mieux comprendre l’activité de Michelin sur ce continent

 

Georges Clavier : Pouvez-vous nous parler de la croissance dans ce pays ?

Bruno de Féraudy : La croissance est importante en Chine. Aujourd’hui, la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, avec un PIB de 13 000 Mds$, soit l’équivalent de la zone euro. Mais, surtout, la croissance de cette économie, est toujours au-delà de 6 %. Si on se rapproche un peu plus du marché automobile, l’année dernière, la Chine a produit et vendu 29 millions de véhicules de tourisme alors qu’aux États-Unis, dans le même temps, il s’en vendait 16 millions.

 

Georges Clavier : Quelle est la présence de Michelin en Chine ?

Bruno de Féraudy : Michelin est installé depuis 1989 en Chine. Nous avons commencé avec une agence commerciale à Pékin. Ensuite, ont été montées des usines. Nous avons maintenant trois usines en Chine, un siège à Shanghai, un centre de recherche et développement avec 200 personnes à Shanghai. Aujourd’hui, la Chine a l’usine la plus importante du Groupe, installée dans le nord de la Chine, à Shenyang, où nous avons investi 1,2 milliard d’euros pour une usine qui produira bientôt 16 millions de pneus tourisme et des pneus poids-lourds. Avec 3 000 personnes qui y travaillent, c’est l’usine la plus importante du Groupe. Cela nous permet d’avoir cet accès indispensable au marché.

 

Georges Clavier : Michelin est-il reconnu en Chine et y a-t-il un ancrage de Michelin ?

Bruno de Féraudy : La marque est un des actifs les plus importants de Michelin en Chine. Michelin a 90 % de notoriété, soit l’équivalent de ce qui a lieu en France. Michelin a une image très premium. L’indicateur mesurant la puissance de la marque place Michelin en leader. Le numéro 2 a un score quatre fois inférieur à celui de Michelin.
Sur le marché du remplacement en tourisme, Michelin est leader en volume et en valeur. Sur le marché de la première monte, nous sommes encore de taille raisonnable. Sur le marché du particulier, nous avons enfin un service développé avec un réseau de 1 400 points de vente franchisés de la marque TyrePlus.

 

Georges Clavier : Dans votre Groupe, la notion de responsabilité est très forte. Socialement, que fait Michelin dans ce pays ? Quelles sont les initiatives que vous avez prises ?

Bruno de Féraudy : Notre image est extrêmement forte. La responsabilité sociale de l’entreprise fait partie intégrante de notre stratégie. Depuis de nombreuses années, nous avons développé des initiatives en termes de sécurité routière. Nous avons commencé en 2007 avec des écoles de conduite sur lesquelles nous avons essayé d’investir. En 2011, avec un certain nombre de célébrités du sport automobile, nous avons essayé de développer des écoles de conduite pour montrer que conduire de manière professionnelle apporte une plus grande sécurité sur le marché. Nous l’avons fait de manière un peu confidentielle en 2011. En 2015, nous l’avons diffusé sur Internet avec l’aide du leader des jeux en ligne, NetEase, en Chine.

 

Georges Clavier : Et au nom de l’environnement, que faites-vous ?

Bruno de Féraudy : C’est très important. La résistance au roulement et l’efficacité énergétique de nos produits sont dans notre ADN. Nous y travaillons depuis de nombreuses années.
N’oublions pas que le Challenge Bibendum a été organisé trois fois en Chine en 2004, 2007 et 2014. Cela nous permet d’être un acteur très présent sur la mobilité urbaine et le développement d’une approche plus fluide et plus respectueuse de l’environnement.